La patiente, une femme récemment arrivée d’Ouganda par un vol international, a été admise le 11 octobre dans un hôpital privé de la capitale nigériane, Abuja. Elle y a reçu des soins pendant plusieurs jours avant la confirmation du diagnostic, selon les informations communiquées par le ministère fédéral nigérian de la Santé et des Affaires sociales.
D’après le communiqué, la patiente est actuellement placée en isolement et reçoit des soins. Les autorités sanitaires poursuivent les investigations afin de déterminer l’origine probable de l’infection et de retracer les déplacements de la malade ainsi que les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus.
Le document souligne que 44 contacts étroits ont déjà été identifiés et les autorités sanitaires ont engagé des mesures de surveillance.
La réponse sanitaire s’organise autour de l’identification et du suivi des contacts.
Les recherches concernent notamment le personnel soignant, les autres patients, les aidants ainsi que les personnes susceptibles d’avoir été exposées durant son voyage.
Les mesures de prévention et de contrôle des infections ont également été renforcées dans l’établissement privé où la patiente a été prise en charge. L’objectif est de limiter les risques de transmission et de détecter rapidement d’éventuels nouveaux cas.
Le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, Mohamed Janabi, a salué la réaction des autorités nigérianes, après la confirmation du cas.
Cette confirmation intervient dans un contexte de vigilance sanitaire accrue dans plusieurs pays. Selon le communiqué, le Nigéria est le cinquième pays à avoir détecté le virus depuis la déclaration de l’épidémie en République démocratique du Congo (RDC), le 15 mai 2026. La France, l’Ouganda et le Kenya figurent également parmi les pays cités dans ce bilan.
Au Kenya, les autorités ont annoncé un neuvième cas d’Ebola. Le pays avait signalé un premier cas le 6 octobre, après le décès à Nairobi d’un homme d’affaires ayant vécu en RDC. Huit autres cas ont ensuite été confirmés, la plupart concernant des personnes ayant eu des contacts étroits avec la première victime.
En Ouganda, vingt cas et deux décès avaient été enregistrés avant que les autorités ne déclarent l’épidémie éradiquée dans le pays à la fin du mois d’août, selon le même communiqué.
L’OMS appelle à maintenir un haut niveau de préparation
Face à cette situation, l’OMS appelle les pays à renforcer leur préparation et leurs capacités de réponse. Ses recommandations portent sur la surveillance épidémiologique, les systèmes d’alerte précoce, le diagnostic en laboratoire et la disponibilité d’équipes d’intervention capables d’agir rapidement.
L’organisation préconise également de renforcer les mesures de prévention dans les établissements de santé, de disposer de fournitures essentielles et d’impliquer les communautés dans la lutte contre la propagation du virus.
« Une détection précoce et une réponse rapide et coordonnée sont essentielles pour protéger les professionnels de santé et les communautés », a insisté Mohamed Janabi.
Toutefois, l’OMS déconseille l’imposition de restrictions aux voyages ou aux échanges commerciaux avec les pays touchés.
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