L’activité a lieu en marge du séminaire sur l'amélioration des compétences en communication omnimédia organisé par le ministère du Commerce de la République populaire de Chine du mardi 8 au 14 septembre. 25 journalistes ivoiriens participent à cette formation à Beijing.
"On n'a pas beaucoup de connaissances sur l'Afrique. En particulier, on connaît très peu la Côte d'Ivoire en tant que destination touristique. Pour combler ce manque, l'Ambassade de Côte d'Ivoire en Chine devrait davantage assurer la promotion du pays, notamment en organisant une Journée Pays. On ne connaît pas assez son potentiel touristique et culturel", a-t-elle expliqué.
Selon Li Hongfeng, cette méconnaissance contraste avec l'intérêt croissant des touristes chinois pour le continent. Dans cette dynamique, elle a indiqué que les trois pays africains les plus visités par les Chinois restent l'Égypte, le Kenya et l'Afrique du Sud.
Interrogée sur l'enseignement des langues africaines en Chine, la directrice a rappelé que l'Institut d'Études des Langues Africaines de l'Université des Langues Étrangères de Beijing a été ouvert en 2017 avec sept langues africaines. Aujourd'hui, une dizaine de langues y sont enseignées, dont le wolof, le swahili, le zoulou et le malgache.
"Le wolof est vraiment très récent. La difficulté d'introduire la langue de certains pays comme la Côte d'Ivoire, c'est la diversité ethnique. En Côte d'Ivoire, vous avez 60 ethnies, par exemple, laquelle faudrait-il choisir ? Récemment, j'ai eu la visite d'un Camerounais qui a exprimé son désir de voir lui aussi sa langue enseignée ici, mais le problème reste le même : la diversité des ethnies, et au Cameroun c'est plus de cent ethnies", a-t-elle fait savoir.
Un constat qui, pour les journalistes ivoiriens présents, sonne comme une invitation à mieux valoriser les atouts touristiques ivoiriens sur le marché chinois, l'un des plus grands pourvoyeurs de touristes au monde.
Ouattara Mariam, envoyée spéciale à Beijing
Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article !