Côte d’Ivoire : Amadou Coulibaly annonce la tenue de la quatrième édition du SICA pour novembre à Abidjan

Le ministre ivoirien de la Communication, Amadou Coulibaly, a procédé au lancement de la quatrième édition du Salon International du Contenu Audiovisuel d’Abidjan-SICA 2026, le jeudi 7 mai 2026 à Abidjan. Annoncée pour les 26, 27 et 28 novembre 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, autour du thème : « Économie des contenus et diplomatie culturelle : mieux structurer l’industrie audiovisuelle et cinématographique africaine », cette édition du SICA réunira les acteurs du secteur audiovisuel et de la cinématographique. Le Japon est le pays invité d'honneur.

À travers cette thématique, le rendez-vous entend ouvrir la réflexion sur les enjeux liés à la structuration de l’industrie audiovisuelle africaine, au financement des contenus, ainsi qu’au rayonnement culturel du continent à travers ses productions.

Amadou Coulibaly a indiqué que son ambition est de positionner la Côte d’Ivoire comme un hub régional de production audiovisuelle. « Nous voulons bâtir une véritable économie des contenus. Nous voulons faire émerger des champions africains. C’est dans cette vision qu’est né le SICA. Le SICA n’est pas seulement un événement. C’est une promesse. Celle d’une Afrique qui se raconte. Celle d’une Afrique qui s’impose. Celle d’une Afrique qui transforme sa culture en puissance économique et en levier d’influence », a insisté le ministre.

Pour lui, pendant trop longtemps, les récits sur l’Afrique ont été produits ailleurs : "Aujourd’hui, une dynamique nouvelle s’impose : celle d’un continent qui revendique sa souveraineté narrative", a indiqué M. Coulibaly.

Dans ce contexte, les contenus audiovisuels ne sont plus de simples expressions culturelles : ils sont des actifs économiques, des outils d’influence et des instruments de souveraineté. Et cette souveraineté ne peut exister sans une industrie forte, structurée, compétitive et capable de produire, financer et diffuser ses propres contenus. Et c’est cela que le SICA ambitionne d’incarner ».

De son côté, la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a affirmé que la Côte d’Ivoire fait de la culture, du cinéma et des industries créatives un véritable levier de transformation, de rayonnement et d’attractivité.

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Elle a souligné que le pays s'impose progressivement comme une destination crédible et attractive pour les tournages et les industries créatives. « Notre écosystème audiovisuel se structure. Notre écosystème est constant et précieux. Des productions ivoiriennes gagnent en visibilité, les talents émergent et nos contenus circulent davantage sur les marchés africains et internationaux », a fait observer Mme Remarck. 

Parlant de cinéma, la ministre a soutenu qu’en 2025, plus de 400 000 entrées ont été enregistrées dans les salles en Côte d’Ivoire, générant plus de 1,5 milliard FCFA de recettes. « Ce dynamisme confirme que notre pays dispose désormais d'une véritable industrie culturelle », a-t-elle ajouté.

L'ambassadeur du Japon en Côte d'Ivoire, Junji Gomakubo, dont le pays a su bâtir une industrie culturelle puissante, structurée et exportatrice est aujourd’hui une référence mondiale en matière d’économie créative et de diplomatie culturelle, a annoncé la participation d'entreprises nippones. Lesquelles sont spécialisées dans l'industrie du contenu et la projection gratuite de vidéos de cinéma japonais.

Auteur: OM

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