Tous exigent la restitution de leurs fonds, dont le total est estimé à environ 886 milliards de dinars algériens, soit environ 6,6 millions de dollars américains, suite à l'effondrement de la société "Infravest for Contracting and Investment".
Opérant en toute liberté depuis 2022 dans les camps sous la direction de Sallamou Abba Ali - qui a depuis pris la fuite vers une destination inconnue avec la caisse -, l'entreprise Infravest s'était forgé une fausse respectabilité à travers le mécénat culturel et des chantiers de construction factices. Elle a ainsi mis en place une véritable escroquerie pyramidale de type Ponzi, engloutissant les maigres économies de milliers de familles sahraouies vulnérables.
Cette affaire d'escroquerie massive, estimée à des millions de dinars algériens et d'ouguiyas mauritaniennes, n'est pas un simple fait divers. L'impunité totale dont a bénéficié Infravest pendant des années pour collecter des fonds auprès des résidents d'une zone militarisée fermée démontre, au mieux, la complicité passive, et au pire, la participation active de hauts dignitaires de l'appareil du Polisario. Face à la faillite de ce système, la colère gronde, et les manifestations de spoliés sont sévèrement encadrées par l'appareil militaire du mouvement, paniqué à l'idée que ce énième scandale n'écorche définitivement son image à l'international.
Un appel urgent à la responsabilité internationale
Face à ce constat alarmant, la communauté internationale, l'Union européenne et les pays donateurs ne peuvent plus fermer les yeux. Financer l'aide aux camps de Tindouf sans imposer un recensement strict des populations et un audit indépendant des canaux de distribution revient à se rendre complice d'un système de prédation à deux vitesses, combinant vol de l'aide internationale et dépouillement financier des réfugiés.
Au moment même où l'Espagne s'apprête à offrir une perspective d'émancipation juridique et citoyenne à des milliers de Sahraouis, il est urgent que les parlements européens, et notamment les autorités italiennes, exigent des comptes sur l'utilisation des fonds publics et associatifs alloués. Les dirigeants du Front Polisario doivent être traduits devant la justice internationale pour leurs agissements, tandis que la protection et la dignité des séquestrés de Tindouf doivent impérativement être placées sous le contrôle direct des agences des Nations Unies.
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